Qu’est ce qu’un Voyage éco-responsable® ?

Le préfixe éco du Grec « maison », convient particulièrement bien à la double notion de maison en tant que terre pour les humains, et de maison en tant que lieu de prédilection de la confraternité et de la vie sociale.

La juxtaposition du mot responsable évite de créer la confusion que peuvent entretenir certains organismes en utilisant le mot éco comme racine du mot économique.

Ce non-sens étymologique se trouve être justement ce qu’il convient de combattre le plus : le mercantilisme, le prix le plus bas, les bénéfices à court terme sans considération aucune des différents intervenants et de leurs savoir-faire.

Le voyage éco-responsable® pourrait se déterminer comme suit:

« un tourisme responsable, au niveau social comme au niveau environnemental, viable économiquement tant pour les émetteurs que pour les accueillants mais dont la finalité n’est pas la production ou surproduction de richesses au seul bénéfice des intervenants du Nord »

En son sein figurent cinq catégories:

1.   l’écotourisme qui concerne principalement des zones protégées, ou fragiles.

2.   le tourisme d’aventure, de découverte, rencontres et cultures, qui se doit d’appréhender l’ensemble des impacts sur  les régions et populations d’accueils et tendre à être véritablement responsable.

3.   le tourisme équitable orienté vers des échanges et des partenariats avec des communautés au bénéfice de ces dernières.

4.   le tourisme solidaire dont la spécificité est la mise en oeuvre de microprojets à vocation humanitaire ou d’aide au développement raisonné, réalisé après évaluation objective des besoins ou des manques.

5.  le voyage participatif ou l'écovolontariat qui a pour vocation la participation active de volontaires ou écovolontaires à des tâches liées à la sauvegarde ou au soin d'espèces en danger ou en voie de disparition.

Ces catégories ne s’opposent pas entre elles, mais se complètent. Ainsi l’écotouriste des régions désertiques peut il compléter son voyage en participant à un projet de tourisme solidaire, ou par un séjour équitable.  Tout voyagiste d’aventure, de rencontres et de cultures dispose de la possibilité de participer à des projets d’ordre solidaire de manière ponctuelle, au côté d’associations ou de voyagistes spécialisés dans ce domaine.

Ce qui compte est la transparence, la clarté des objectifs affichés, et ne pas tricher sur les bénéfices apportés aux communautés locales.

Le but étant d’augmenter les effets de manière proportionnelle à l’incrémentation du chiffre d’affaire réalisé.

Ce qui compte également est de ne pas mélanger les genres, un voyagistes généraliste ou d’aventure ne pouvant s’affubler du vocable « solidaire » ou « équitable », comme cela commence à se produire.

Quant au tourisme durable, il constitue plutôt une finalité quasi inatteignable en l’état actuel des choses et une « utopie » à réaliser dans un futur le plus proche possible…

Le terme voyage éco-responsable® a été défini pour la première fois par Jean-Pierre Lamic dans « Tourisme durable, utopie ou réalité ? »  Editions L’Harmattan, avril 2008, page 190.

Il est protégé et déposé à l’INPI (Institut National de la Propriété Intellectuelle) depuis 2007.

V.V.E se réserve le droit d’engager des poursuites en cas d’utilisation abusive de ce terme, notamment pour caractériser des voyages  ne présentant pas les caractéristiques requises eu égard à cette appellation.

Un voyage éco-responsable® est un voyage produit par le voyagiste qui le commercialise, issu de son savoir-faire, et soumis aux 10 points de la charte des voyagistes éco-responsables® .

Certains ont choisi la labellisation, ou plutôt l'autolabellisation, plutôt que de s'astreindre à respecter de véritables engagements.

La vidéo tournée en juin 2010 rappelle les limites de cette pratique.

Alain Laurent étant l'un des principaux scientifiques ayant travaillé sur ces questions dès l'origine de la réflexion ayant mené à l'instauration d'une notion de "tourisme responsable".